Week-end Pic de la Calabasse mars 2019

 

Pic de la Calabasse par la face NW

 

   Nous n’étions que trois pour ce week-end en Ariège : Jean-Pierre, Régis et moi. Le bivouac à la voiture en a peut-être découragé quelques-uns !

 

   Le samedi après-midi, pour « rentabiliser la route » (dixit Jean-Pierre), nous sommes allés grimper à la falaise de Bonrepaux, à quelques kilomètres de Saint Lary en Couserans. Son exposition au soleil nous réchauffe le rable. Le calcaire agréable nous réserve quelques surprises par endroits par sa patine extrême. A 17h -l’horloge interne de Jean-Pierre est très précise-, nous remontons en voiture pour rejoindre le parking de l’Osque du Couret, au-dessus du petit village d’Autrech, où nous devons bivouaquer.

 

   Le rosé est rapidement mis au frais dans la neige, et pendant que les garçons installent leur couchage, je pars ramasser du bois pour faire un feu. Belle soirée sous le ciel étoilé avec convivialité et petites histoires. Puis chacun se glisse dans son duvet pour rejoindre Morphée, sous l’œil bienveillant d’une lune claire.

 

   Le lendemain nous partons à la frontale. Sur la carte, le sentier disparait rapidement pour réapparaitre un peu plus haut… Sur le terrain, le sentier disparait effectivement ! Les nombreuses déjections d’isards nous indiquent que nous ne sommes pas seuls.

 

   Rapidement, le jour se lève et un grand ciel bleu se dévoile, augurant du soleil qui brillera toute la journée.

 

   A la sortie du bois, la couche de neige est suffisante pour chausser les crampons, et nous parvenons sans difficulté au pied de la paroi. La montée qui paraissait douce pique un peu les mollets, et c’est seulement quand nous sommes au sommet que nous découvrons le cairn phallique qui signe l’arrivée au Pic de la Calabasse.

 

   Le panorama à 360° est superbe ! Nous mesurons la chance d’être là. Malgré une altitude modeste (2210m), c’est un très beau sommet.

 

   Nous redescendons en suivant la crête jusqu’au large col de l’Herbe Soulette et sa grande croix. A partir de là, le sentier de retour, évident au début, se perd rapidement dans les sapins, tellement abrupt parfois qu’il n’est plus marqué que par des traces de passage d’isards. Décidément, les quadrupèdes ne sont pas nombreux dans le coin !

 

   Nous reprenons la route à l’heure où les familles s’attardent sur les terrasses autour du repas dominical.

 

   Merci à Jean-Pierre et Régis.

 

 

   Patricia