Camp d’été   à Pralogan La Vanoise  10 juillet - 22 juillet 2016

 

Le traditionnel camp d’été de juillet rassemblait cette année 19 participants dans le magnifique cadre du camping Le Chamois de Pralogan, au pied de La Grande Casse et des glaciers de La Vanoise.

Les uns ont pu apprécier les très beaux sentiers irriguant les vertes prairies fleuries d’innombrables lis martagon et déguster la production locale de Beaufort de l’alpage du Ritord. D’autres ont aimé les crêtes du Petit Mont Blanc au fantastique panorama sur les glaciers tous proches ou sur le Mont Blanc, le vrai, beaucoup plus éloigné. Les mêmes ont découvert les curiosités géologiques du Mont Charvet aux surprenantes dépressions de gypse en entonnoir où nous nous frayons un passage entre gentianes et edelweiss.

Vingt-quatre heures de mauvais temps plus tard, tout a changé, la neige est tombée dès 1800 m et la montagne a revêtu son habit hivernal. Le Petit Mont Blanc est aujourd’hui immaculé et le classique Tour du Grand Marchet par les cirques de l’Arcelin et du Dard est devenu une randoneige, ce qui ne nous empêche pas de découvrir bouquetins et marmottes, confortablement installés sur ce superbe plateau d’altitude qui domine Pralogan de 800 mètres.

Le beau temps s’est définitivement installé pour faire le Tour de La Pointe Ariande aux belles vues sur le cirque du Génépy avant de programmer la première sortie d’alpinisme.

Nous montons vers le Col de La Vanoise par le beau chemin historique emprunté jadis par la route du sel, traversons à gué le Lac des Vaches puis longeons la fabuleuse face sud de La Grande Casse jusqu’au confortable refuge. Après une bonne nuit, le soleil nous rattrape dans les névés supérieurs, juste avant de rejoindre le glacier de La Roche Ferran. Après une longue traversée du plateau sommital, nous sommes trois cordées à atteindre le sommet de La Pointe du Dard à 3208 m. Nous sommes seuls, neuf privilégiés, à dominer les beaux glaciers de La Vanoise ; la vue porte jusqu’au Massif du Mont Blanc qui nous dévoile sa face sud depuis l’Aiguille de  Bionnassay jusqu’aux Grandes Jorasses. Que l’on aimerait longtemps goûter à cet instant d’éternité !...

Le lendemain, nous optons pour le Refuge de Péclet-Polset, situé au fond de la longue vallée de Chavière. Véritablement un bon choix, pour l’accueil chaleureux, l’excellent repas, le génépi servi sur la terrasse par le Népalais de service et surtout le cadre et les splendides sommets alentour. Lever à 4 heures et départ à 5 heures à la frontale jusqu’au Col du Soufre. Nous nous encordons au pied du glacier de Gébroulaz pour en remonter la partie médiane jusqu’au Dôme de Polset, à 3501 mètres. Nous sommes six à admirer depuis cet unique belvédère à la fois l’ensemble du Massif des Ecrins au sud, de La Meije au Pelvoux et l’imposant Massif du Mont Blanc au nord. Comme le disait Gaston Rébuffat, depuis ce sommet « toute une vie d’alpiniste s’offre à nos yeux ». A la descente, nous avons le plaisir de retrouver au bord du lac glacé nos trois compagnons qui avaient renoncé au sommet mais pas à la très belle randonnée du Col du Soufre.

La météo se dégradant les jours suivants, notre séjour en Vanoise se termine par les 1300 m de la rude montée au refuge de La Valette au départ du camping. La montagne est toujours aussi belle, aussi fleurie, aussi vivante, trois bébés marmottes de quelques semaines jouent sans contrainte, et plus bas, les clarines des vaches jouent une symphonie fantastique.

Bernadette, Brigitte, Christine, Claire, Edith, Hélène DF, Hélène D, Martine, Mireille, Monique, Patricia, Sylvaine, Guy, Jacques T, Jean-Claude, Jean-Marie, Michel, Patrick, Jacques B.