Camp d’été à Ailefroide dans les Écrins (2 juillet - 12 juillet 2018)

 

Camp d’été à Ailefroide Massif des Écrins         2 juillet - 12 juillet 2018

 

 

 

     Notre séjour dans la partie méridionale du massif des Ecrins débuta pour certains par la découverte du très vaste camping d’Ailefroide, très bon compromis entre camping sauvage et sanitaires confortables, et pour d’autres par les locations en hôtel ou gîte.

 

    Le petit hameau d’Ailefroide, commune de Pelvoux, est idéalement situé à quelques kilomètres du terminus de la route nommé Le Pré de Madame Carle et au débouché de la belle vallée du Sélé, dominée par l’énorme bastion rocheux du Pelvoux et des Ailefroides.

 

 

     Nous étions 7 personnes à nous lancer à la découverte du Lac de l’Eychauda, encore partiellement recouvert de glaçons, depuis la très belle vallée suspendue de Chambran. Notre randonnée au beau milieu des alpages fleuris habités par d’innombrables marmottes nous combla de plaisir, malgré la chaleur inhabituelle et les sentiers raides en cours de restauration à la pelle et à la pioche par les vaillants employés du Parc National des Ecrins.

 

 

     Dès le lendemain, nous découvrons la vallée de Freissinières et ses belles cascades. Au départ du village de Dormillouse à 1728m d’altitude, le seul village habité dans la zone du Parc et accessible seulement à pied, une très belle boucle de 1000m de dénivelé nous permis d’admirer les lacs de Faravel et de Palluel.

 

 

      Le beau temps étant bien installé, nous sommes 10 à partir du camping pour remonter la vallée du Sélé jusqu’au refuge. Les derniers mètres sont un peu impressionnants et nous remontons le long de vires équipées de mains courantes et de chaines en évitant quelques névés raides. Puis ce fut au tour de la vallée des Bans et de son sympathique refuge du même nom.

 

 

      La météo est excellente et d’un commun accord, lors de notre traditionnelle et quotidienne réunion apéritive, nous décidons de nous attaquer à la très haute montagne. Nous préparons nos cordes, piolets, crampons, matériel de sécurité sur glacier, et nos sacs bien chargés, nous montons jusqu’au refuge du Glacier Blanc accompagnés des randonneurs. Après le pique-nique sur la moraine du Glacier Blanc, nous ne sommes plus que 5 à continuer jusqu’au refuge des Ecrins, à 3175m d’altitude. Nous rencontrons un sympathique groupe de jeunes franciliens en formation d’alpinisme et nous pouvons suivre avec eux à la radio le quart de finale de coupe du monde, 2 à 0 pour la France.

 

 

     L’accueil au refuge est excellent, le repas aussi et le réveil à 3h30. Après avoir avalé notre petit-déjeuner, nous descendons à la frontale sur le glacier et nous nous équipons dans la nuit étoilée. Nous remontons le Glacier Blanc vers le Col des Ecrins et assistons pendant les heures suivantes au sublime spectacle. On commence d’abord par deviner dans la pénombre l’immense face nord de la Barre des Ecrins, puis les détails des grands séracs apparaissent, du bleu nuit au bleu violet. Vient ensuite l’explosion des couleurs, le sommet de la Barre s’allume, puis le Dôme prend à son tour une teinte flamboyante, passant par toutes les nuances de rouge, orangé et jaune.

 

 

     Nous laissons les nombreuses cordées continuer vers le Dôme des Ecrins et obliquons sur la droite pour remonter une pente de neige raide vers le Pic de Roche Faurio. Les crampons mordent bien la neige dure et nos deux cordées, dont la moyenne d’âge est de 70 ans, progressent jusqu’à un plateau qui domine la vallée des Etançons et La Bérarde.

 

     Nous suivons l’arête neigeuse jusqu’à un ressaut rocheux que nous traversons avec précaution. Le sommet est là, tout près, nous sommes à 3730m et la vue panoramique est grandiose. Nous sommes seuls à admirer 360° de beautés, entre les deux montagnes reines de l’Oisans : La Meije au Nord et la Barre des Ecrins toute proche, au Sud.

 

     Grand beau et pas un souffle de vent sur ce sommet, nous n’avons vraiment pas envie de redescendre. Et pourtant il faut se décider, nous avons 1900m de descente à mobiliser les genoux jusqu’au Pré de Madame Carle. A notre retour, nous avons le plaisir de voir que Laurent et ses jumeaux, Maël et Romane sont arrivés. La moyenne d’âge va nettement baisser pour notre plus grand plaisir.

 

 

     Nous voici partis vers la Tête de La Draye qui domine le village d’Ailefroide. Le test est réussi pour les jumeaux, bon pied (montagnard), bon œil (intéressé par le milieu), la relève est assurée … Nous enchainons dès le lendemain par le lac de L’Eychauda pour ceux qui ne l’ont pas fait la semaine précédente ou par la boucle sur les traces des bergers dans le vallon de Chambran pour les autres.

 

 

     Au départ de Puy Aillaud, juste au-dessus de Vallouise, nous voilà en route vers le belvédère des trois refuges. La vue y est splendide, du refuge du Sélé au refuge du Glacier Blanc en passant par celui de Pelvoux, nous pouvons admirer les trois Ailefroides et le Pelvoux sans aucun nuage. Mais « on est pas fatigués !» et, plutôt que de redescendre tout de suite, nous voilà partis pour faire la boucle par le lac de Puy Aillaud ; 1200m de dénivelé, bravo les jumeaux

 

 

     Grosse ambiance internationale le soir sur les pelouses des hôtels et restaurants d’Ailefroide : la France est en finale … Tous fêtent cela à la bière, français, anglais, italiens, slovènes, et même les belges …

 

 

     Notre séjour va se terminer avec l’ascension de la Bosse de Clapouse, dans un vallon très sauvage et Romane aura la grande chance de voir sauter, en un instant fulgurant, un magnifique chamois, juste devant ses yeux ébahis.

 

 

 

Martine, Colette, Bernadette, Marie-Cécile, Hélène, Monique, Guy, Jacques T, Jean-Claude, Jean-Marie, Gilles, Laurent, Maël, Romane, Jacques B.