Escalade dans les calanques de Marseille novembre 2019

 

Escalade dans les calanques de Marseille

 

Novembre 2019

 

 

 Après cinq heures de route et quelques interrogations sur le passage de la route interdite, nous voilà rendus à l'auberge de La Fontasse, quelque part perdu sur le causse face à la mer. Nous nous restaurons en attendant le reste de la troupe venant d'Albi. Dimitri a les chaussons qui le démange et l'appel de la sirène (c'est le nom de la voie) est trop fort. Un premier groupe se lance donc à la recherche de la voie de La Sirène. Mais tous ses rochers magnifiques se ressemblent quelque peu et il nous faut un peu de temps pour trouver "La Sirène". Le deuxième groupe nous rejoint au pied de la voie, après un trail éclair. Le départ est déconcertant, le rocher est patiné, c'est de l'escalade patinoire. Tout le monde est dans ses petits chaussons. On s'élève dans la voie, on cherche le cheminement. La voie rejoint le fil de l'arête, ce n'est pas trop dur et super, pas trop patiné. Nous voilà alors dans un décor grandiose : vue plongeante sur la Calanque d'En-Vau et la mer. Que du bonheur ! Au sommet, le soleil se met sur le couchant et nous offre des clichés à la lumière rasante et rougeoyante. Magnifique. Première journée bien remplie. Nous sommes heureux d'être là.

 

Le lendemain, départ pour la Calanque de Sormiou. Nous nous dirigeons vers le bec de Sormiou, passons le col et nous voilà sur la falaise plongeant en pleine mer. Par une vire descendante, nous accédons au pied de la falaise, juste au bord de la mer (Ça donne envie de se baigner). Nous attaquons la voie de l'Hallunulle : superbe voie de six longueurs alternant des passages de 4c, 5a (notamment une très belle dalle) et un petit passage en 3b. Arrivés au sommet, pause bistrot tout en admirant le panorama qui est fabuleux : vue à l'Est sur la Calanque de Sormiou à l'eau turquoise, vue au Sud sur la pleine mer et l'île Riou (Ça change de La Montagne Noire). On lorgne sur le dièdre Guem qui nous appelle, mais la météo vire à la pluie. Nous nous rabattons sur la superbe Dalle du Conglué avant l'arrivée de la pluie. Ludique descente en rappel au 1° tiers de la falaise au-dessus de la mer et nous voilà partis pour deux longueurs en 5a/5b pour les uns et 5b/5b pour les autres. La pluie arrête là nos jeux de grimpe. La journée a été bien remplie et nous avons de merveilleuses images de falaise et de mer plein la tête. Au retour, certains ont même vu une sirène se baigner. Mais, chut! L'eau n'était pas si froide. Retour à l'auberge. Là aussi, il y avait des sirènes qui se lavaient gaiement dans l'auge de granit qui servait de douche très rudimentaire.

 

Le lendemain, nous sommes sceptiques : pleuvra, pleuvra pas, rando, escalade? Les diverses météos donnent toutes des avis très variables. Finalement, Patrice obtempère : on prend le matos et on va voir. Après tout : "qui ne tente rien, n'a rien". Au programme : la traversée Ramond. Superbe balade à flanc de falaise, à mi-hauteur de la paroi au dessus de l'eau, parfois sur des sentes très, très étroites, parfois sur des vires vertigineuses et parfois sur plus vraiment où mettre les pieds (Marie-Jo s'en souvient encore. Mais son visage un peu tendu s'est épanoui d'un large sourire après un aller retour dans la grotte sans plancher. BRAVO Marie-Jo! " le plus grand courage de l'homme (et de la femme), c'est de vaincre sa peur". G.RÉBUFFAT). Nous n'avons pas pu poursuivre la traversée en entier, les impératifs horaires du retour nous obligeant à rebrousser chemin. Mais, c'est sûr, nous reviendrons. Il y a la traversée à terminer, à enchaîner peut-être avec celle au fil de l'eau, le dièdre Guem nous a tapé dans l'œil et sûrement d'autres voies à découvrir. Et puis, après l'effort, il y a toujours la baignade !

 

Bref, trois jours de superbe grimpe dans un panorama grandiose. MAGNIFIQUE !

 

Marie-Pierre MARTY.