TREK AU LADAKH DU 22 JUILLET AU 21 AOÛT 2011

22 juillet :

 

22 h, c'est le départ : Paris via New Delhi. Repas dans l'avion, à minuit, réveil à 4 h du matin. Après cette nuit blanche, nous arrivons un peu fatigués à Delhi.

 

23 juillet :

Nous avons une journée à passer à New Delhi et malgré la fatigue, le bruit, la cohue, le monde, les klaxons, les embouteillages, la chaleur tropicale de la ville nous visiterons :

- Le temple du Lotus : magnifique architecture en marbre et en forme de fleur de Lotus, un bâtiment dédié à toutes les religions mais où aucun rituel religieux ne peut-être accompli.

- La Tombe de Humayun : havre de paix dans New Delhi. Construit en 1570 ce lieu abrite plusieurs tombes et aurait servi de base de construction au Taj Mahal.

 

24 juillet :

 

Lever 4 h du matin pour prendre l’avion via Leh, la capitale du Ladakh, qui se trouve à 3500 m d’altitude. Atterrissage sur l’aéroport militaire de Leh (au ladakh les militaires sont supérieurs en nombre à la population locale) , un vent léger et chaud nous accompagne, Minoup notre guide Ladakhi nous reçoit.

 

Nous sommes hébergés au Royal hôtel, au-dessus de la ville (3700 m à l’altimètre) dans un coin tranquille, au loin, une vue sur les montagnes ocres, arides et coiffées de sommets enneigés.

Nous sommes pour 3 jours dans " le sas d’acclimation", quelques maux de tête se font sentir. On ralentit le rythme, tout geste est mesuré, pas de gestes brusques au risque d’être déséquilibré, le cœur bat plus vite, le corps  doit s’habituer, tout doucement, à l'altitude.

Le soir, visite de Shanti Stupa : temple crée par les Japonais qui symbolise la paix dans le monde et l’alliance entre le Ladahk et le Japon.

http://www.hotelroyalladakh.com/

25 juillet :

 

Visite du monastère d’Hémis, le plus grand et le plus touristique monastère du Ladakh, situé à 40 km à l'est de Leh.

C'est aussi l'un des plus célèbres, en raison de son festival annuel Tse-Chu qui célèbre la naissance de Padmasambhava, sage indien ayant introduit le bouddhisme au Tibet.

Que retenir du Bouddhisme ? Qu’il y a deux écoles au Ladakh les « bonnets rouges » et « les bonnets jaunes », une multitude du Bouddhas (de la compassion, du futur, de la sagesse…), et que pour gagner le chemin du milieu qui conduit à la sagesse, au nirvana et à la réincarnation, c’est pas gagné !

 

Quelques frayeurs à signaler avec notre chauffeur. Nous découvrons la conduite ladakhis : routes en mauvais état, cabossées, dépassements, klaxons, klaxons, klaxons,  gros camion Tata en face (ce sont les camions indiens très colorés) , c’est pas grave, on double, oups, on se frôle un peu mais on passe !

Pendant 40 km ça secoue un peu ! Au retour, on lui demandera une conduite moins ... locale, moins nerveuse prétextant que nous sommes malades en voiture.

Arrêt sur le chemin du retour à Choglamsar, un village à 10 km de Leh qui accueillent des réfugiés tibétains.

Visite de Leh, bruyante, animée et poussiéreuse. Quelques achats mais entre les effets de l’altitude , la tchatche des commerçants (surtout celui des tapis) pour aboutir à une négociation -car tout se marchande-, nous sortons ivres et sonnés des boutiques.

Petit détour pour assister à la conférence  d’un Rinpoché (titre honorifique propre au Bouddhisme tibétain réservé à un lama réincarné...). La population est très  concentrée, les propos du maître semblent intéressants.

 

26 juillet :

 

Nous quittons Leh pour Alchi, nous sommes toujours à une altitude de 35OOm. Arrêt pour admirer l’immensité de la rencontre de deux grands fleuves l’Indus et le Zanskar.

Nous montons ensuite au village de Saspol pour aller visiter les grottes du XIIème siècle. Une balade facile dans les champs et le village.

Nous dégusterons nos premiers abricots (car nous en verrons beaucoup).

Nous arrivons à Alchi pour déjeuner et après une sieste « obligatoire », nous nous visiterons le temple d’Alchi.

Alchi est le seul monastère du Ladakh qui ne soit pas sur un piton rocheux : c'est aussi le plus ancien (XIème siècle) et le plus beau. De magnifiques peintures décorent les pièces tandis que trois Bouddhas géants veillent sur le monastère.

Pour gagner notre karma, nous aidons les villageois à trier les abricots du monastère. L’amande du noyau est utilisée pour fabriquer de l’huile, utile pour les cheveux, la peau, l’éclairage dans le monastère.

Aux environs, les paysans s’activent, moissonnent l'orge manuellement, rentrent les foins, se préparent à l’hiver long et rude.

27 juillet :

 

Départ d’Alchi pour Schilling, c’est notre première journée de trek, ce soir nous dormons sous la tente. Nous circulons sur une piste qui longe le fleuve Zanskar. La piste est impressionnante, parfois étroite et vertigineuse, on espère ne pas croiser de véhicules.

Il faut parfois s’arrêter pour débarrasser le chemin des gros cailloux qui encombrent le passage. Nous sommes loin de toute logique et de tout confort, il faut apprendre à faire confiance aux autochtones qui ont l’habitude de ces situations.

Après Schilling, nous devons traverser le Zanskar, fleuve bouillonnant, sur une nacelle, à la "Indiana Jones".  Le pont a disparu, il a  été emporté l’an dernier lors des inondations. L’idée ne nous enchante pas mais nous n’avons pas le choix.

Après une longue attente et le Zanskar passé, nous commençons une courte après-midi de marche dans la vallée de la Marka.

Nous nous arrêtons à Skiu pour le campement.

 

28 juillet :

 

Nous quittons Skiu (3350 m) pour rejoindre le petit village de Marka à 3800 m. Six heures de marche et 400 m de dénivelée, c’est peu mais c’est mieux pour l’acclimatation, de plus nous avons le temps.

Nous sommes partisans d’une acclimatation en douceur qui se révélera efficace puisque nous passerons un col à 5600 m sans difficultés.

Nous longeons le lit de la rivière Marka ou le débit est moins important que le bouillonnant torrent Zanskar.

La vallée a été profondément entaillée par l’eau, certains rochers ont un équilibre incertain, heureusement il ne pleut pas car la moindre pluie doit faire danser tous ses rochers.

Nous traverserons plusieurs fois la Marka sur des passerelles en bois, un peu instable, sur lesquelles les chevaux refusent parfois de s’aventurer.

C'est dans un parachute café que nous dejeunerons (les femmes de la vallée ont crée leur propre label qui regroupe quelques produits locaux qu'elles vendent dans les parachutes café.

Premier passage à gué, (nous en aurons plusieurs sur le trek) où nous devons nous déchausser, il faut bien stabiliser ses pieds pour lutter contre le courant, l’eau est fraîche mais il fait chaud, c’est supportable.

 

29 juillet :

 

Nous continuons une seconde journée dans la vallée de la Marka. Nous sommes à 3800 m et devons arriver en dessous de Tamachan à 4100 m.

Cette partie de la Marka est magnifique (mais ce n’est l’avis de tout le monde), l’eau est moins terreuse, le kang Yatzé (6400 m) est en toile de fond, les murs de prières sont nombreux et les mani superbement décorées.

Les mani sont des pierres plates sur lesquelles sont gravées des mantra, des prières, des dessins. Ces murs à prières sont placés sur les chemins, ils peuvent former de véritables monuments que l'on contourne toujours par la gauche.

Nous quittons la Marka à Hangkar et contournons le Kang Yatzé pour rejoindre le camp. Plusieurs traversées à gué durant cette journée, au moins trois, avec parfois de l’eau jusqu’à mi-cuisses.

Nous pressons le pas car nous avons rendez-vous avec Norbu le cuisinier pour un cours de cuisine, à 4000 m d’altitude !

Nous sommes fan des momos de Norbu, sorte de gros raviolis cuits à la vapeur et fourrés aux légumes ou à la viande. Ci-joint le lien pour la recette.

http://cayabdl.free.fr/asie/nepal/recette/recette-nepal.htm

 

30 juillet :

 

Nous montons lentement, soufflons beaucoup. Nous sommes à 4300m et devons rejoindre le pied du col de Zalung karpo la à 4600 m.

La journée de marche sera courte.  Prendre le temps de se reposer pour améliorer notre acclimatation et attaquer demain notre premier co, à 5000 m.

Les villages et les murs de mani ont disparu, plus de traces humaines, il n'y a plus d'eau, nous sommes dans le Karnag aride et sauvage, de nombreuses d’Edelweiss colorent le sol.

 

 

31 juillet :

 

Nous progressons lentement, très lentement vers le col. Tout devient rocaille, il n’y a plus d’eau, seules quelques fleurs, tenaces, résistent à l’altitude. « KI KI SO SO LHARGYALO » c’est la formule que nous crions (avec le peu de souffle qui nous reste !) lors du passage d’un col que l’on peut traduire par « merci aux dieux » mais nous préférons la formule « on en a chié mais on y est arrivés ! ».

Nous passons un petit moment au col ZALUNG KARPO LA (5197 m à l’altimètre) à observer, au loin, les montagnes tibétaines aux pointes effilées.

Nous descendons par un sentier un peu raide, l’un des chevaux  va perdre son chargement, Denis et Patrick iront au secours des muletiers.

Nous descendons dans une vallée très fleurie, bordée par des montagnes ocres, chocolat, aux sommets acérés. Churros et thé au citron en arrivant, merci Lobsang, merci Norbu.

Campement à Sorra (4200m).

 

 

1 août

 

Nous quittons Sorra (4200 m) pour le village de Dat (4400m) une petite dénivelée aujourd’hui ce qui signifie une longue marche. Cette journée restera l’une des plus belles car très variée.

Nous plongeons dans les gorges de Sorra étroites, impressionnantes et sauvages que nous suivrons pendant un moment avec un passage à gué, l’eau était un peu fraîche ! Puis c’est un relief différent qui s’est ouvert à nous : une large vallée avec chortens (édifices religieux bouddhistes) et drapeaux de prières voletant aux vents, signes d’une présence humaine.

Nous arrivons sur les plateaux semi-désertiques du Rupshu. Nous plantons le camp à Dat, village occupé seulement l’hiver, par les nomades. Village où pierres et bouses de yacks s’entassent (la bouse sert de combustible l’hiver).

Les maisons sont fermées par un cadenas mais on devine que certaines pièces sont attribuées aux animaux pour chauffer la maison ( qui n’a pas d’étage). Un monastère est implanté dans ce lieu désert. Une visite s’impose, l’intérieur est magnifique mais malheureusement l’extérieur se délabre.

Le moine nous guide vers « la boutique », surprise, il vend de la bière, du rhum et du fromage yack !! Minoup, notre guide est un peu choqué.

Nous goûterons tout de même la bière et délaisserons, à l'unanimité, le fromage de yack !

 

2 août

 

C’est Lobsang « tonton », l’aide cuisinier, qui nous guidera aujourd’hui.

Minoup doit téléphoner à l’agence car Elise a perdu des médicaments dont elle ne peut pas se passer. Seuls, les moines ont un téléphone mais ils sont allés prier dans la montagne, Minoup doit attendre leur retour…

Nous nous avançons car nous avons un col à passer, le col du Yar la (5000 m).

Nous marchons longtemps sur une piste interminable et monotone avant d’apercevoir le col.

Dans la montée, nous soufflons tant et plus mais « KI KI SO SO LHARGYLO » pour notre deuxième col.

Nous croisons un groupe d’anglais au col « djulé, djulé » et descendons à Lungmo che (4600m) pour installer le campement déjà occupé par le personnel des travaux publics avec tous  leurs engins : pelleteuse et niveleuse.

Nous nous souviendrons particulièrement de l’eau au goût de pétrole, des multiples essais de la pelleteuse pour désembourber la niveleuse, et des gaz bien noirs que dégageaient désespérément cette niveleuse pour se sortir du pétrin !

Pas franchement le lieu idéal pour se nettoyer les poumons !

 

3 août

 

Nous sommes sur des grands plateaux, immenses, démesurés, austères et angoissants pour certains.

Le Changthang (« désert » en tibétain) passe pour être l’un des plus hauts et des plus rudes plateaux désertiques du monde.

Quelques images surréalistes : un motard sur une vieille moto pétaradante, surgit de nulle part, nous croise et disparaît dans les montagnes ocres.

Puis ce sont quatre grands-pères à la queue leu leu qui viennent vers nous .

 

Décidement, nous pensions être seuls dans ce grand désert d’altitude mais le lieu est fréquenté, en fait la route Leh-Manali n’est pas si loin.

Nous arrivons Spanchen do (4700m) où sont installés les nomades, les Changpa , pour un mois encore.

 

Avant d’installer notre camp, nous passons un petit moment sous la tente d’une des familles, pour boire un thé au beurre de Yak (difficile pour nous de finir la tasse malgré toute notre bonne volonté !!) suivi d’un petit pain agrémenté de lait caillé de drimo (femelle du Yak) plus goûteux que le thé !

 

Dans le village, il règne une odeur particulière, les poêles, dans les tentes chauffent déjà, à la bouse de yaks, pourtant il ne fait très froid.

Nous installons notre campement, profitons encore du soleil pour aller faire une petite toilette dans le torrent et sommes prêts pour assister au spectacle des troupeaux qui redescendent pour la traite.

C’est un moment inoubliable que d’assister à l’arrivée des drimos et de leurs petits, des chèvres pashima, des moutons. Quinze familles qui totalisent 6000 bêtes.

 

4 août

 

Une journée mémorable !

Le groupe s’est un peu dispersé ce jour-là, Minoup, toujours patient et sympathique, a attribué celà aux effets secondaires de l’altitude.

En effet, nous devons passer un col sans nom (tous les cols et toutes les montagnes n’ont pas forcément un nom au Ladakh , il y en trop) ce col que nous avons baptisé « le col de Patrick » est à 5350 m.

Ce col est très long, une interminable ascension et peut-être plus difficile que le Parang la qui est à 5600 m. "ki ki so so lhargyalo" pour notre troisième col.

 

Nous sommes gratifiés par une vue sur la vallée de Walthang et par immense troupeau de chèvres paschima qui vient à notre rencontre.

Nous passons le col mais  perdons  Patrick qui s’était avancé !

Nous n’allons pas donner trop de détails sur cette aventure …Patrick sera retrouvé chez les nomades de Spenchen do et tout le monde sera réuni le lendemain pour continuer le trek.

 

Encore merci à Minoup pour son efficacité et sa patience ! Nous installons nos tentes à Walthang près d'un autre camp  nomade.

 

 

5 août

 

Matinée détente, visites chez les nomades.

Nous plions le camp, et partons avec en minibus vers le village de Thiurge (qui acceuille les nomades l'hiver) près du lac Tso Kar.

Nous traversons la route Leh / Manali, (la seconde route, plutôt piste, la plus haute du monde) qui nous conduit à la large plaine du Tso Kar.  

 

6 août

 

Départ en minibus pour le village de Karzok, près du lac Tso Moriri.

Karzok est le seul village sédentaire du Rupshu, dont les habitants pratiquent une petite agriculture. On y trouve un petit monastère.

 

Sur la route nous ferons plusieurs arrêts :

- Puga : des sources d’eaux chaudes

- Sundo Gogma pour le repas

Sur le trajet nous verrons des ânes sauvages du Tibet (des hémiones).

 

7 août

 

Départ de Karzok (4650m) pour Kyandam.

Nous longeons pendant des kilomètres le lac Tsomoriri, le même paysage pendant plusieurs heures, aussi beau soit-il on s’en lasse un peu.

Journée monotone, sans dénivelée, sans reliefs et sans intérêt, malheureusement le seul itinéraire pour se rendre au Parang la.

De plus, ce jour là la vue était bouchée, aucune visibilité sur l’horizon et sur les hauts sommets, qui n’a fait qu’accroître notre lassitude.

De plus, ce jour là, il a plu au moment où nous montions la tente ! Seul intérêt de la journée de magnifiques couleurs, du jaune et du bleu très vifs éclairant le fond du lac.

 

 

8 août

 

Départ de kyandam pour Norbu Sumbo.

 

La première traversée à gué, très tôt le matin, alors que les pieds sortent à peine du duvet, est glaciale, les pieds sont paralysés par le froid.

Il faudra bien une demi-heure d’une marche active pour se réchauffer.

 

Nous cherchons désespérément le déversoir du lac (nous avons toujours quelques soucis dans le repérage des déversoirs !), nous ne  le trouverons pas.

Par contre, nous rencontrons la Parang che que nous devons traverser, nous avons de la chance, elle n’est pas très haute car cette traversée peut s’avérer relativement difficile à cause du courant.

 

9 août

 

Norbu Symbo – Parunk Palak (4750 m)

 

Encore une longue, longue vallée, nous cheminons dans le lit de la Parang che, dans les cailloux. Le soleil brûle à nouveau.

Nous croisons quelques militaires en manœuvre, nous ne sommes pas loin du Tibet,  de la Chine et l’Inde reste sur ses gardes. Ces militaires reviennent du Parang la, il a neigé cette nuit mais nous n’aurons pas besoin de matériel pour passer sur le glacier .

Le camp est installé sur un surplomb, il  y a peu d’eau et peu de nourriture pour les chevaux.

 

10 août

 

Nous quittons Parunk Palak à 4750m pour kharse gongma à 4900 m.

Nous suivons toujours Parang che, tantôt nous sommes près de l’eau, tantôt au-dessus de la rivière, les sentiers sont parfois escarpés et nous sommes toujours étonnés de voir les chevaux et leur chargement cheminer sur des sentiers aussi étroits (parfois les  chevaux font des chutes mortelles).

Enfin, nous apercevons au loin les sommets enneigés et le glacier du Parang la. Nous croisons un groupe de femmes indiennes, avec leur guide, qui a débuté le trek dans l’autre sens, pas facile, car de l’autre côté il y a un dénivelé long et assez raide pour arriver au col à 5600 m.

L’univers est bien sûr très minéral et campons sur les cailloux mais nous avons de bons matelas !

 

11 août

 

Départ de kharse gongma à 4900 m pour le camp de base du Parang la à 5200 m.

 

Nous traversons la Parang Che à gué, dès le départ ! Terrible ! Les pieds sont saisis par l’eau glaciale !

Courte marche aujourd’hui pour une meilleure acclimatation.

Denis a toujours quelques soucis avec ses chaussures, ses semelles font sérieusement la tête mais elles tiendront jusqu'à la fin du trek !

Nous sommes au pied du glacier, la nuit sera assez frisquette et les muletiers passeront leur temps à ramener les chevaux qui fuient pour trouver quelques brins d'herbe à brouter.

 

12 août

 

Une longue et difficile journée de marche nous attend aujourd’hui.

Nous nous levons à 4 h 30, traversons quelques ruisseaux, les rochers sont glissants à cause du givre de la nuit.

Après une montée un peu raide, au milieu du glacier, celui-ci devient plat, une courte ascension finale et nous sommes au col « KI KI SO SO LHARGYALO ».  Et de quatre !!!

Nous avons une magnifique vue sur le Spiti.

Nous entamons alors une longue descente dans des gorges et dans les éboulis.

Nous longeons la rivière, passant sur des sentiers escarpés qui menacent de s‘affaisser , heureusement il ne pleut pas.

C’est par une interminable remontée (35O m) que nous terminons nos 10 heures de marche.

Nous sommes Thak tag à 4800 m.

 

13 août

 

Nuit pluvieuse, nous sommes dans l’himachal Pradesh, en Inde, bien arrosée par la mousson.

Les versants sont plus verdoyants et les cultures plus abondantes. On y cultive l’orge mais la région est célèbre pour ses  petits pois.

Nous descendons dans des gorges magnifiques et remontons par un sentier escarpé pour arriver au village de Kibber.

Nous retrouvons « la civilisation » : accès internet, téléphone etc…et décidons , à cause de la pluie, de prendre une chambre !

Nous sommes à 4200 m d'altitude.

 

14 août

 

C’est notre dernière journée de marche !

 

Nous rendons à KI où se trouve un grand  monastère bouddhiste qui domine l'immense vallée du Spiti.

 

Après la prière du matin à laquelle nous assistons, nous visiterons le monastère et nous rendrons une petite visite au moine cuisinier qui nourrit les 200 personnes du monastère.

Puis en voiture, nous nous rendrons à Kaza (3600 m), la capitale du Spiti.

Après 17 jours de marche, un gros « décrassage » s’impose, nous prenons enfin une vraie douche.

Après un balade en ville, nous ne résisterons pas à la « German Bakery » de Kaza qui propose d’excellentes pâtisseries au chocolat, au miel et aux noix, crumble à la pomme.…

Nous avons tout goûté et avons emporté les derniers gâteaux… pour le repas du soir afin de les partager avec Norbu et Lobsang qui nous quittent le lendemain !

Petit détour aussi par le moderne et très coloré monastère de Kaza.

 

15 août

 

Nous avons 192 km à faire pour nous rendre à Manali, la capitale de l’Himachal Pradesh, nous y mettrons 12h !

 

Nous partons sans savoir si nous pourrons passer ! Heureusement, nous avons prévu quelques jours de battements avant de rentrer en France.

Les pluies de la mousson détériorent régulièrement ces pistes et ces derniers jours ont été particulièrement pluvieux ce qui rendent la piste dangereuse.

 

Nous passerons sur cette piste mais avec quelques FRAYEURS. Le froid et la neige seront de la partie à partir  du kumzum la, un col à 4551 m.

Nous retrouverons la piste Leh-Manali, encore plus dangereuse car plus fréquentée, passerons un autre col le Rothang la (3978 m).

 

Sous une pluie diluvienne, il pleut depuis 4 jours, nous arrivons à Manali, contents, et notre super chauffeur a même droit à des applaudissements.

 

16/17/18 août

 

Nous sommes à Manali pour 3 jours.

 

Nous en profitons pour nous reposer, visiter des temples hindouistes, Old Manali et ses vieilles maisons, faire une rando bartass pour rejoindre le village de Gonzal et les sources de Vaschist, visiter le parc avec ses singes, faire quelques achats etc…

Nous rencontrons nos charmants organisateurs du séjour « Shambala voyage » Aurélie, Rodolphe et leur bébé Solaria et quittons avec regrets Minoup, notre très, très, dévoué guide.

Élise et Denis nous quittent aussi, préférant se rendre à Agra avec Harrich (notre guide indien) visiter le Taj Mahal, et nous les retrouverons à Delhi.

 

Le 18, nous nous rendons à Delhi avec un bus de nuit.

 

Le 19 août, journée à Delhi.

 

Le 20 août, vol Dehli-Paris et hôtel à Paris.

 

Le 21 nous sommes à la maison !

 

Brigitte