31 Puig de la Grava le 6 et 7 juin 2015

Formation neige et sécurité encadrée par Jean-Marie.

Nuit au refuge d'en Beys.

 

- Week-end rando en Ariège sur le GR7, avec l'ascension du Puig de Grava (2670) et par le col de Llanos (2502) via le refuge d'En Beys (1970).

Départ des chalets du Fanguil (1150 m) au bout de la vallée d'Orlu.

Cartes IGN 2249 ET (Font-Romeu Capcir) et 2249 OT (Bourg-Madame, Col de Puymorens, Pic Carlit).

Thème de la sortie : techniques de marche sur névés, encordement, piolet, crampons, gestion des cordées, assurage à corde tendue, arrêt de chute...

Jean-Marie anime le groupe, constitué de Valérie, Nicole, Christine, Brigitte, Jacques, Pierre, et votre serviteur, Marc. Nous sommes donc huit. Partis de Castres samedi à 8 heures, nous voilà au départ des chalets du Fanguil (GPS 4276 ; 414), à 11 heures, sous un temps chaud mais lourd et orageux.  L'Oriège est grosse des orages et de la fonte des neiges de ces derniers jours.  Le départ est une montée tranquille, sur un très beau sentier du GR7.  Mais voilà ce qui nous attend, 2 heures de grimpette plus sévère à partir de 1500 m, et gros nuages...  Le GR7 suit l'Oriège à 1450 m d'altitude, puis la traverse en bifurquant à gauche, et grimpe alors sérieusement dans les "Costes de Boulaxes".  Voilà, c'est fait ! A 1970 m, le refuge d'En Beys est enfin là, au bord des Etangs d'en Beys.

Il était temps, l'orage sera bientôt sur nous et les grondements de tonnerre nous  motivent pour allonger le pas.  Les premiers arrivés sont secs.  Mais pas les derniers !  Peu après, tout le monde est là et profitant de l'accueil très agréable des jeunes gardiens, on s'installe dans ce confortable refuge, puis on vaque aux occupations habituelles, cartes, mots croisés et autres douches.  L'orage est passé ; Maitre Jean-Marie attaque la formation prévue au programme : techniques d'encordement et assurage en marche sur glacier.  Travaux pratiques, ça rigole pas. J'en reste bouche-bée, admiratif...en constatant à l'occasion que chaque corde est équipée de 2 extrémités.  J'ai réussi le noeud, je suis content (ivresse des altitudes ?) Après la classe, on lit les derniers potins de la montagne. Brigitte a fini la première et attend la récré. Devant le refuge, après le copieux et bon repas du soir (soupe à volonté et riz-agneau), nous observerons longuement à la lunette des isards en train de gambader sur les névés. Magnifique spectacle ! Après cette bonne soirée, ce repas roboratif et cette nuit très confortable, c'est le départ à 8 heures. Le temps est parfait.  La lumière radieuse du matin magnifie le massif. Superbe !  Reflets du Puig de la Grava dans les Etangs d'en Beys. La pleine lune joue au point sur le i du Puig. Reflets. Premier passage "sportif" pour traverse le torrent, pas de victime ! Et voilà les névés, vers 2200 m. La neige est assez dure et tout se passe bien. On ne cramponne pas. Eh oui, il y a encore du chemin ! ça monte toujours... Et encore... Et encore... Au col de Llanos (2502 m) : bon, c'est encore loin ? Splendide ! Voilà, ouf, après un méchant pierrier, c'est là, à 2670 m. Pierre a mis le turbo et a franchi la ligne d'arrivée en tête, suivi roue dans roue par Jacques...Deux formule 1 ! Pas mal le panorama plein Nord, non ? La dent d'Orlu pointe son sommet, et le Pic dEtang Faury domine du haut de ses 2700 m.  Même Jacques, qui a déjà tout fait et tout vu, est épaté ! Contemplation ! Solitude minérale, il faut profiter de tels rares moments ! Et voilà le meilleur, avec le pique-nique suivi d'une petite sieste sous le soleil et la brise fraîche des sommets.

Mais le temps passe trop vite. A midi et demi, nous redescendons, d'autant plus vite que de gros nuages s'amoncellent et annoncent l'orage à venir. Encordement au col de Llanos. Anneaux sur l'épaule pour le premier et de dernier de la cordée, 3 m entre chaque marcheur. Et c'est parti pour la descente, à CORDE TENDUE, oui, Jean-Marie, j'ai compris ! Le refuge est encore loin, on a du chemin à faire, en espérant arriver avant l'orage, mais ça se couvre de plus en plus, les premières grosses gouttes tombent. Et voilà, ça y est, on est sous la grêle ! On prend le pas de course... Et à 15 heures nous pouvons nous abriter et nous requinquer au refuge, ouf !

 Sans oublier de ranger les cordes, travail collectif...

La descente qui nous attend se fera sans souci, mais sera bien longue avant de retrouver le parking et les voitures, après 1500 m de descente.

Arrivée à Castres vers 21 heures, mission accomplie !

Excellente course, super ambiance, merci au club Montagnes, à toutes et tous, et à Jean-Marie tout particulièrement, pour l'organisation, l'animation, et la formation. En toute sécurité !

 

Vivement la prochaine ! Marc