67 Week-end ski au Capcir février 2019

 

WEEK-END SKI AU CAPCIR LES 16 ET 17 FÉVRIER

 

Samedi 16 et dimanche 17 février 2019

 

   La voie d’accès au plateau du Capcir nous a invités à serpenter dans les gorges de l’Aude, sous la lumière de l’aube qui, à cette heure, commençait à peine à envahir les gorges. Paysage somptueux où les lignes rocheuses verticales à l’aplomb de l’Aude contrastent avec le plateau du Capcir, où la neige manque en ce doux mois de février. L’herbe surgit à bien des endroits, laissant de vastes étendues de végétation à la vue de skieurs de fond désabusés.

 

   Samedi : départ depuis la station de ski de Puyvalador, ascension au pic de Ginèvre puis Puig del Pla de Bernat et retour vers la station.

 

   Arrivés à Puyvalador, quelques curieux visiteurs visitèrent le camion de M. et G. qui les a accompagnés dans bien des aventures alors que le reste du groupe fut attiré par le flanc de montagne couvert de son manteau blanc. Quelques minutes plus tard, nous fûmes prêts : skis aux pieds, sac sur le dos et DVA fonctionnels. Ce fut l’occasion pour certains de mettre en pratique la formation reçue quelques semaines plus tôt !

 

   Dès les premiers mètres d'ascensions le weekend promettait d'être ensoleillé. Des couches de vêtements furent promptement enlevées !

 

   La première partie de l'ascension nous mena sur les hauteurs de la station de Puyvalador, par les anciennes pistes de cette station désormais fermée. Nous avons ensuite progressé à flanc de montagne, où le plateau du Capcir s’offrait à notre gauche. Nous avons alors slalomé entre les pinophytes à la frontière entre l’Ariège et les Pyrénées-Orientales, en chemin pour le pic de Genièvre, pour enfin atteindre Puig del Pla de Bernat. Pour certains ce fut la première rencontre de la saison avec des homologues collants-pipettes venus d’Espagne.

 

   La pause déjeuner a ravi les estomacs affamés ainsi que les yeux, absorbés par le paysage. Bien que certains assument volontiers être de skieurs contemplatifs, les autres ne sont pour autant pas insensibles à ces paysages où le blanc de la neige et le bleu du ciel dominent.

 

   Nous sommes descendus sur une neige agréable à skier car, même s’il n’a pas neigé depuis 15 jours, les nuits sont froides et la douceur ambiante en journée ramollit la neige en surface, sans pour autant qu’elle ne colle aux skis. Pour certains d’entre nous, ce fut la première descente de la saison, avec son lot de skis croisés, de carres qui glissent et de chutes ! A peine les bonnes habitudes reprises, il fallut repeauter pour quelques centaines de mètres avant la dernière descente de la journée pour rejoindre la station de Puyvalador.

 

   Au cours de cette dernière ascension de la journée, nous avons eu l’occasion de passer à côté d’un étonnant logement, une caravane habillée de bois, parfaitement placé pour quelques jours de repos dès le printemps venu.

 

   Après un repas copieux et chaleureux agrémenté des expériences et anecdotes de chacun, direction le lit avec, comble du luxe, presque une chambre par personne !

 

   Le dimanche :  départ depuis la station de Formiguères, direction le refuge des Camporells puis le pic des mortiers et retour par le val de Galbe.

 

   La suite du week-end s’annonçait aussi ensoleillée que la veille ! C’est donc sous le soleil que nous avons pris deux télésièges au départ de la station de Formiguères. Ils nous ont permis d’accéder au refuge des Camporells, après avoir parcouru des paysages qui ressemblaient plus à une fin de saison qu’à un week-end de février. Pour le moment il est possible de skier sur tout l’itinéraire, exception faite d’un passage de quelques dizaines de mètres.


    Passé le refuge, nous nous sommes aventurés à traverser des lacs gelés pour atteindre le pic des mortiers et y déjeuner, captivé par le paysage qui s’offrait à nous.

 

   Rejoindre le val de Galbe a nécessité au préalable une descente un peu plus technique que la veille, notamment un étroit couloir qui aura valu quelques frayeurs à certains ! Par la suite, le retour s’est passé sans encombre, avec la présence sur l’itinéraire d’une avalanche de fonte qui nous rappelle à tous que, si la montagne passionne et ravit les skieurs, il faut rester vigilant !

 

 Maxime